Emmanuel Macron accorde une grâce présidentielle partielle à une détenue guadeloupéenne de 74 ans

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C'est le Journal du Dimanche qui révèle l'information : le chef de l'Etat a décidé d'accorder une grâce présidentielle, la première de son quinquennat, à une détenue de 74 ans, incarcérée à rennes depuis 33 ans, dont 21 ans en hôpital psychiatrique.

Condamnée à la perpétuité

La1ere.fr vous avait récemment raconté l'histoire de cette femme incarcérée en 1985 aux Antilles. Condamnée pour meurtre en 1988 à la réclusion criminelle à perpétuité, elle avait été ensuite transférée à Rennes. Selon le JDD, cette ex-prostituée avait été condamnée pour avoir tué l'un de ses clients. Incarcérée depuis 21 ans en milieu hospitalier en raison de sa fragilité psychologique, son avocate ne réclamait pas une libération, mais une grâce présidentielle partielle afin que les conditions de sa détention soit assouplies, car le régime de la réclusion à perpétuité, trés sévère, ne correspondait pas à son état psychologique.
 

Une détention très stricte

"C’est très concret, précisait son avocate, Virginie Bianchi, à La1ere.fr. Aujourd’hui, elle ne peut pas avoir de téléphone portable. Elle qui est très croyante aimerait bien contacter les amies de la paroisse qu’elle est parvenue à rencontrer. Autre exemple : si elle doit se rendre à un rendez-vous médical, elle doit être accompagnée par des gardiens de prison. Or tout ce qui lui rappelle la prison, la terrifie au plus haut point. Ma cliente n’a donc pas vu de gynécologue depuis 21 ans.

Grâce partielle 

Selon le JDD, c'est effectivement une grâce partielle qui a été accordée par le chef de l'Etat. La perpétuité est commuée en une peine de 20 ans de détention. D'après les explications de l'Elysée relayée par le Journal du Dimanche, si le chef de l'Etat a accordé une grâce partielle à cette détenue, c'est parce que "la peine qui lui est appliquée n'a pas de sens". 

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